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Les sols du canton du Tessin
Le
tessin compte environ 1000 hectares
de vignes, plantés essentiellement en Merlot. Même s'il se concentre
principalement dans la moitié Sud du canton, plus favorable
climatiquement, le vignoble est très clairsemé de Bellinzona à Chiasso.
Au
Sopraceneri, les vignes s'étalent le long de la vallée du Ticino de
Biasca au Lac Majeur vers Locarno, tandis qu'au Sottoceneri,
elles
sont de part et d'autre du Lac de Lugano, flirtant parfois avec la
frontière italienne. |
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Le
vignoble a été découpé en quatre
grandes régions pour constituer des groupes de travail commodes et
efficaces. Il s'agit du Mendrisiotto, du Luganese, du Locarnese et du
Bellinzonese.
Environ 230 observations à la tarière et 97
profils, creusés entre les mois de mai 2005 et juillet 2006, ont permis
de construire les cartes qui couvrent 800 hectares de vignoble. Une
quinzaine de réunions en salle et visites sur le terrain ont été
organisées tout au long de l'étude.
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La
géologie du Tessin ne se laisse pas
apprivoiser facilement.
L'édification des structures géologiques et la
mise en place des nappes de charriage lors de la collision
continentale sont extrêmement complexes. Néanmoins, la plaine de
Magadino symbolise une limite remarquable entre les parties
'européenne' et 'africaine' des Alpes.
De part et d'autre, des
roches de l'ère primaire dominent (gneiss variés et granites).
Il
faut arriver aux abords du lac de Lugano pour trouver des roches
volcaniques datés du Permien et surtout les séries sédimentaires de
l'ère secondaire. C'est donc dans la pointe méridionale du canton que
l'on voit réapparaître les calcaires et schistes marneux de la
couverture sédimentaire. Un puissant conglomérat d'âge tertiaire occupe
les derniers reliefs à l'extrême Sud du Tessin.
Beaucoup plus
récentes, les formations superficielles quaternaires recouvrent
partiellement les roches anciennes et se superposent les unes aux
autres. Comme en Valais, les langues glaciaires ont
raboté les roches et modelé le relief des vallées et des coteaux.
Lorsqu'elles se sont retirées, il y a environ 15 000 ans, elles ont
abandonnées divers dépôts morainiques (moraines de fond, d'ablation ou
glacio-torrentielles). Des épandages caillouteux masquent le substrat
rocheux et les moraines, dans les pentes les plus fortes.
Enfin, des cônes de déjection se raccordent en bas de pente avec les
plaines alluviales ou d'éventuelles colluvions.
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Au
Sopraceneri, c'est en majorité un vignoble pentu de dépôts de
versants. Compte tenu des reliefs très accusés, les sols d'éboulis
(voire
d'éboulement) sont particulièrement présents en recouvrements plus ou
moins épais par dessus la moraine et/ou les gneiss.
Un vignoble plus discontinu s'étend dans certaines plaines
alluviales et aux débouchés de cônes torrentiels.
Dans le
Mendrisiotto, les vignes occupent de multiples bourrelets déposés à la
périphérie des anciens glaciers. Les moraines glaciaires ou
glacio-torrentielles sont très variables: compactes, caillouteuses,
sableuses, calcaires ou non...
Le Luganese et le Malcantone,
régions charnières, s'apparentent à la fois aux deux régions
précédentes, mais avec en plus des terrains atypiques d'origine
volcano-sédimentaire.
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